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Bordeaux, la ville que j’ai mis trop longtemps à redécouvrir

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J’ai longtemps traversé Bordeaux sans vraiment m’y arrêter, pressée de rejoindre les châteaux du Médoc ou les villages de Saint-Émilion. C’est en restant, presque par accident, un week-end entier dans la ville elle-même que j’ai compris mon erreur : Bordeaux mérite qu’on s’y arrête pour elle-même, pas seulement comme porte d’entrée vers le vignoble.

Une ville qui a soigné son image sans la trahir

La rénovation des quais, la mise en lumière de la place de la Bourse et son miroir d’eau ont donné à Bordeaux une image très photogénique, presque trop lisse pour être honnête. Mais en s’éloignant un peu du centre-ville historique, vers le quartier Saint-Michel ou les Chartrons, on retrouve une ville plus vivante, avec ses brocantes, ses ateliers d’artisans et ses cafés de quartier qui n’ont pas grand-chose à voir avec les images de carte postale.

Le miroir d’eau, un rituel du soir

Je m’y rends systématiquement en fin de journée, quand la lumière rasante fait naître des reflets sur la place de la Bourse et que les enfants du quartier viennent y jouer pieds nus. C’est un des rares endroits où j’ai vu une ville entière se retrouver, sans distinction d’âge, autour d’un simple jeu d’eau.

Sortir de la ville sans s’éloigner

Le vignoble commence littéralement aux portes de Bordeaux. J’ai gardé un souvenir marquant d’une après-midi passée à vélo dans les vignes de Pessac-Léognan, à moins de vingt minutes du centre-ville, où de petites propriétés familiales reçoivent sans le décorum parfois intimidant des grands châteaux du Médoc.

Saint-Émilion, à faire en pleine semaine

Le village mérite le détour, mais je recommande d’y aller en semaine plutôt que le week-end, où les ruelles pavées sont envahies de cars entiers de visiteurs. Un dégustation dans une petite exploitation familiale, loin des grandes maisons, raconte souvent une histoire plus sincère du terroir.

Ce que je retiens

Bordeaux fonctionne comme une base parfaite pour rayonner : le bassin d’Arcachon à une heure, la dune du Pilat pour une marche vivifiante face à l’océan, les villages du Médoc pour les amateurs de vin plus classiques. Mais la ville elle-même, avec ses marchés couverts et ses quais réaménagés, mérite qu’on lui consacre au moins deux jours pleins avant de partir explorer les environs.

Ma recommandation de saison

Septembre reste mon mois préféré, entre les vendanges qui animent tout le vignoble et une chaleur estivale qui commence tout juste à retomber sur la ville.

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