Hôtels et Adresses

Ce mas provençal du Luberon où le temps semble s’arrêter

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Je cherchais depuis longtemps une adresse dans le Luberon qui ne ressemble pas aux hôtels de charme un peu trop léchés que l’on trouve désormais dans presque tous les villages perchés de la région. Je l’ai trouvée un peu à l’écart de Bonnieux, au bout d’un chemin de terre bordé d’oliviers, dans un ancien mas agricole du dix-huitième siècle restauré avec une retenue rare.

Un accueil qui donne le ton

Dès l’arrivée, pas de comptoir d’hôtel classique : la propriétaire m’a reçue dans la cuisine commune, un verre de rosé local à la main, en me racontant l’histoire de la bâtisse avant même de me tendre une clé. Ce genre de détail, qui peut sembler anecdotique, change complètement la façon dont on habite un lieu pour quelques jours.

Les chambres, sobres mais justes

Neuf chambres seulement, chacune différente, avec des sols en tomettes anciennes conservées et des meubles chinés plutôt que reconstitués. La mienne donnait directement sur un bosquet d’oliviers centenaires, sans piscine visible depuis la fenêtre, ce qui pour une fois m’a semblé être un choix assumé plutôt qu’un oubli.

Ce qui fait la différence

La table, ouverte seulement quatre soirs par semaine, mérite qu’on organise son séjour autour d’elle. La cuisine, résolument provençale, change selon ce que le marché du village propose, sans jamais cette carte figée que l’on retrouve trop souvent dans les hôtels de campagne pensés pour une clientèle internationale pressée.

La piscine, cachée derrière un mur de pierre sèche

Il faut la chercher un peu, dissimulée derrière un vieux mur de pierre sèche, entourée de lavande plutôt que de transats alignés. J’y ai passé des après-midi entières sans croiser plus de trois autres clients, dans un silence que peu d’hôtels provençaux parviennent encore à préserver en pleine saison.

Pour qui, et quand

Cette adresse convient à ceux qui cherchent un vrai ralentissement, pas une case à cocher entre deux visites de villages. Je recommande le printemps, avant que les groupes ne saturent les routes du Luberon, quand les cerisiers du domaine voisin sont encore en fleurs et que les nuits restent fraîches.

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