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Après plusieurs séjours à Lisbonne dans des hôtels plus grands, j’ai fini par comprendre que la taille comptait autant que l’emplacement. J’ai trouvé, à la lisière du Chiado et d’Alfama, un ancien immeuble bourgeois du début du vingtième siècle transformé en hôtel de douze chambres seulement, tenu par une famille lisboète depuis trois générations.
Un emplacement qui vaut tout le reste
La position, à quelques minutes à pied des deux quartiers, permet de descendre vers le Tage le matin et de remonter vers Alfama en fin d’après-midi sans jamais dépendre d’un taxi ou d’un tram bondé. C’est un détail qui, sur un séjour de quatre ou cinq jours, change réellement le rapport à la ville.
Des chambres qui racontent une histoire
Chaque chambre porte le nom d’un membre de la famille propriétaire, et les azulejos d’origine, restaurés plutôt que remplacés, ornent encore certains murs. La mienne donnait sur une petite cour intérieure plantée d’un citronnier, loin du bruit de la rue, ce qui à Lisbonne, ville de collines et de trams grinçants, n’est pas un luxe négligeable.
La terrasse du toit, un rendez-vous quotidien
Une terrasse minuscule, six tables tout au plus, offre une vue sur les toits d’Alfama et le château Saint-Georges au loin. J’y ai pris mon café chaque matin, et un verre de vinho verde chaque soir, en observant la lumière changer sur les toits colorés.
Un service qui connaît ses clients
Dès le deuxième jour, le personnel connaissait mes habitudes, mon café sans sucre, mon envie de conseils de restaurants plutôt que de brochures touristiques. C’est cette proximité, plus que le luxe des installations, qui m’a fait revenir deux fois dans cette même adresse en trois ans.
Pour qui cette adresse convient
Je la recommande à ceux qui cherchent un point d’ancrage central sans le bruit et l’anonymat des grands hôtels du Baixa. Réservez tôt : les douze chambres partent vite dès le printemps, et la famille propriétaire préfère limiter les arrivées de dernière minute pour préserver le calme du lieu.


